1. D’abord nettoyer, lacer et garnir la chaussure
La préparation se voit plus à l’image que l’appareil photo. Brossez la poussière sur la tige et dans la trépointe, essuyez la tranche de la semelle d’usure et redressez la languette. Passez les lacets dans tous les œillets avec une tension régulière, nouez-les ou rentrez-en les bouts à l’intérieur, et faites en sorte que la chaussure gauche soit identique à la droite.
Une chaussure vide s’affaisse au niveau de l’empeigne et du bout, et la photo enregistre cet affaissement comme sa forme. Du papier froissé ou un embauchoir poussé jusqu’au bout rétablit la ligne ; une botte haute a besoin d’un carton roulé dans la tige pour tenir droite. Sur une paire d’occasion, nettoyez sans maquiller : du cirage passé sur une éraflure trompe l’acheteur, qui aura ensuite la vraie chaussure en main.
2. Le côté extérieur, l’objectif à hauteur de chaussure
La photo principale est le profil latéral : le côté extérieur d’une seule chaussure, la pointe tournée dans le même sens sur toutes les fiches d’une boutique. Abaissez le téléphone jusqu’à ce que l’objectif soit au niveau du bord de la tige. De là, la hauteur du talon, l’inclinaison de la semelle et la courbe du bout gardent leurs vraies proportions ; vue à hauteur d’homme, la même chaussure paraît courte et plate.
Reculez et zoomez légèrement au lieu de tenir le téléphone tout près, car un objectif grand-angle proche du bout le grossit par rapport au talon. Laissez un espace dégagé tout autour, y compris sous la semelle d’usure. Un sol uni contre un mur uni convient, de même qu’une grande feuille de papier relevée en courbe derrière la chaussure, qui supprime la ligne où le sol rejoint le mur.
3. La paire, puis l’arrière, le dessus et la semelle
Une deuxième photo montre les deux chaussures. Une disposition courante garde l’une de profil et tourne l’autre d’environ un tiers vers l’appareil, de sorte que la forme du bout et le laçage voisinent avec la vue de côté. Gardez un écart entre les deux : là où une chaussure cache l’autre, cette partie de la paire manque au dossier.
Faites ensuite le tour de la chaussure. De l’arrière, à la même hauteur basse, les deux contreforts montrent si la paire se tient droite ou penche. Du dessus, la photo réunit le bout, les œillets et la semelle intérieure. Enfin, retournez les chaussures pour la semelle d’usure. Donnez à chaque vue sa propre photo, car un collage les rétrécit toutes.
4. Cuir, verni, daim et mesh
Chaque tige demande une lumière différente. Le cuir lisse et le cuir verni renvoient la fenêtre sous la forme d’une traînée blanche le long de l’empeigne. Éloignez la chaussure de la fenêtre, ou tendez devant celle-ci un fin rideau blanc, jusqu’à ce que la traînée s’élargisse en un reflet doux qui laisse voir le grain. Laissez le flash éteint ; il brûle un point dur sur le bout et projette une ombre noire derrière le talon.
Le daim et le nubuck se comportent à l’inverse : une lumière de face les réduit à un aplat de couleur uniforme, tandis qu’une lumière qui rase la surface depuis un côté fait ressortir le poil. Brossez d’abord le poil dans un seul sens, car une trace de main se photographie comme une tache. La maille et le mesh exigent avant tout une mise au point précise ; touchez donc l’écran sur la tige et examinez le tissage au zoom maximal. Les baskets blanches perdent leur contour sur une feuille blanche et se détachent sur un gris moyen ; les chaussures noires demandent de monter l’exposition jusqu’à ce que les piqûres apparaissent.
5. L’usure, montrée sans détour
À la revente, l’état est le produit. Tenez la semelle d’usure bien à plat face à l’appareil, pour que se lisent la profondeur du relief et les zones usées sous le talon et sous l’avant-pied. Ajoutez des gros plans des plis en travers de l’empeigne, de l’extrémité du bout, de la doublure du talon là où le pied frotte, de la tranche de la semelle intermédiaire, et de toute éraflure, couture défaite ou semelle qui se décolle.
Prenez ces photos sous la même lumière que la photo principale, et ne retouchez pas la couleur : un filtre qui réchauffe le cuir masque aussi le jaunissement d’une semelle intermédiaire blanche. Un défaut photographié et nommé dans la description est une partie connue de la vente. Si des lacets de rechange, un pochon ou la boîte d’origine sont inclus, une photo de l’ensemble établit ce que l’acheteur reçoit.
6. Étiquette de taille, semelle intérieure et fichier
L’étiquette de taille répond aux questions avant qu’elles ne soient posées. Elle se trouve sous la languette, sur la doublure du bord de tige ou sur la semelle intérieure, le plus souvent avec la pointure dans plusieurs systèmes et une référence de modèle. Tournez l’ouverture vers la fenêtre, maintenez la languette en arrière et touchez l’écran pour faire la mise au point sur l’impression ; si les caractères sont flous, éloignez le téléphone jusqu’à ce qu’ils deviennent nets. Photographiez aussi la semelle intérieure du dessus, pour son logo et son usure.
Utilisez chaque photo telle que le téléphone l’a enregistrée. Les captures d’écran et les copies passées par une messagerie sont plus petites qu’elles n’en ont l’air, et le dessin de la semelle et les piqûres sont les premiers à se dissoudre. Les fichiers HEIC peuvent être convertis en JPG avec le convertisseur gratuit.
Liste de contrôle
- Tige propre, laçage régulier, bout garni de papier
- Profil extérieur, objectif à hauteur de la chaussure
- La paire avec un écart, puis les vues arrière et de dessus
- Lumière douce pour le cuir, lumière latérale pour le daim
- Semelle d’usure, doublure du talon et chaque défaut en gros plan
- Étiquette de taille et semelle intérieure, fichiers tels que le téléphone les a enregistrés
Mis à jour le 12 octobre 2026
